Ce livre est le résultat de la première étude sérieuse (à ma connaissance) menée par David Mayeda et David Ching auprès d’athlètes de MMA. Il questionne les aspects politiques et sociologiques du sport qui a sans doute la croissance la plus rapide et la réputation la plus controversée dans la société américaine. Il aborde notamment la question de la violence, de ses représentations dans l’histoire des sports et de leur influence dans la société américaine.
David Mayeda est un sociologue américain, formé à l’Université d’Hawaï et professeur à l’université d’Auckland. Ses recherches tournent principalement autour de la prévention de la violence des jeunes, la sociologie du sport, les rapports de la justice et des mineurs, les masculinity studies, les gender studies, le racisme et le colonialisme… Il est également fan de MMA et combattant occasionnel.
Après des études à l’université, et différents petits métiers qui l’ont fait voyager autour du globe, Sam Sheridan a décidé de laisser libre cours à l’obsession qu’il retenait en lui depuis longtemps : le combat. Il raconte sa quête personnelle pour apprendre et comprendre le combat et ses rencontres avec des hommes qui ont dédié leur vie à se battre sur des rings ou dans des cages. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’un livre sur le MMA, mais d’un parcours initiatique qui – de l’apprentissage de la Boxe Thaï en Thaïlande à l’intégration d’un club dur de MMA dans l’Iowa en passant par la Boxe Anglaise, le Jujitsu au Brésil, les combats gagnés et les perdus, les blessures, et même les combats de chien ou les combats chorégraphiés des studios de Hollywood – explore les interrogations relatives à l’envie (et au besoin) de se battre, comme celles relatives à l’amour et l’attrait du spectacle de la violence qui sont au cœur des sports. C’est un livre très riche, sans cynisme ni ironie, parfois poignant, souvent effrayant. Plus proche de Hubert Selby Jr. que de Hemingway (le style en moins).